L‘Obleiwald

Oblei-wald: en kröner “bois du don” ou “bois de l’offrande”.

Gashanokpul: dans la langue des gobelins “la forêt du chasseur”.

 

Histoire

L’Obleiwald fait partie de l’ancienne forêt du royaume elfique d’Araneredor. Sa lisière sud est située à une centaine de miles au nord de la ville de Reichenau. Son nom, très récent car le royaume de Weisskröne n’étent son autorité sur cette région que depuis peu, provient de superstitions locales. Les habitants des alentours se rendent régulièrement en forêt pour déposer des dons sous forme de pains, de fruits et de gâteaux sur d’anciennes pierres sculptées. Ils remercient ainsi les esprits de la forêt et en particulier une certaine “Dame blanche” qui disent-ils vient à leur secours lorsqu’ils sont menacés par des forces maléfiques. Pour ces mêmes raisons, la forêt est très peu exploitée et les riverains se refusent à défricher pour y étendre leurs cultures.

L’Obleiwald aujourd’hui

La majeure partie de la forêt est encore très ancienne et vierge de toute présence ou incursion humaine. Des humanoïdes effectuent parfois des incursions aux lisières du bois mais ne s’aventurent jamais très loin. Il s’y trouve encore certaines créatures qui rappellent les origines elfiques de la forêt: licornes, ents et huorns.

Les Légendes et Fables de l’Obleiwald

Les Fées
La forêt est habitée par des fées qui vivent dans un tertre dans la partie sud. Les fées y sont gouvernées par le Tiern Ciann et la Tierna Ethlinn. Elles n’ont que peu de contact avec les humains des alentours mais ces derniers savent que des fées habitent la forêt et se montrent respectueux de leur domaine.

La Dame de la Forêt
Une mystérieuse dame, nommée la Dame Blanche par les habitants des alentours et la Dame Grise par les Fées vit dans la partie centrale de la forêt. D’après les fées, la Dame Grise commande à tous les animaux gris de la forêt: ours, loups, chouettes, licornes... Elle réside près d’un lac auquel ceux qu’elle a choisi ont accès. Les animaux qui obéissent à la Dame de la forêt viennent parfois en aide aux habitants des environs pour les aider lorsqu’ils font face à des forces maléfiques (gobelins, sorcellerie...).
D’après les Fées du tertre, la Dame Grise est Ainimarië, la fille de Sûlaurië, le roi d’Araneredor qui fût tuée par des serviteurs de Morlock alors qu’elle jouait de la harpe près d’un lac dans la forêt. Elle est apparue dans la forêt à la mort du Chevalier aux 3 corbeaux et ne l’a plus quittée depuis.

Le Chasseur
C’est un Elfe nommé Andorendil qui est le fils de la Dame de la forêt. Il est revenu du pays des Elfes peu après l’apparition de cette dernière. Le Chasseur parcourt l’Obleiwald pour repousser les incursions des intrus mais il laisse aussi des traces de son passage bien au-delà de la forêt et jusque dans le Vinwald. Les gobelins connaissent bien le Chasseur et évitent de pénétrer trop avant dans la forêt pour ne pas le rencontrer. Bien qu’il ne soit pas un premier né, il est redoutable et inspire la crainte à ses ennemis.

Le Chevalier aux 3 corbeaux
Sa légende raconte que quelques temps après le départ des Elfes du royaume d’Araneredor, un chevalier qui possédait une puissante épée elfique forgée par Feön s’est établi dans une partie de la forêt où il aurait combattu les morlockistes et les humanoïdes. Ce chevalier était accompagné de 3 chiens et d’un épervier dressés. Après avoir protégé la partie de la forêt où il résidait pendant une certaine période, il fut tué par ses ennemis. La Dame de la forêt est alors apparue pour transporter sa dépouille avant qu’elle soit profanée et l’aurait enterrée près du lac où elle avait elle-même été tuée.
Le nom réel du chevalier a été oublié depuis longtemps, il est appelé ainsi en raison d’une chanson populaire qui raconte son histoire: La chanson des 3 corbeaux, dont il existe plusieurs versions.

Sur un arbre étaient trois corbeaux.
Ils étaient noirs comme le tombeau.
L’un d’eux dit à ses compagnons,
“Où déjeuner nous trouverons”?

Par delà le pré défendu.
Gît chevalier sous son écu.
Ses chiens dorment à ses cotés,
Où ils peuvent leur maître garder

Dans le ciel vole son épervier,
Empêche ses ennemis d’approcher.
Mais vient alors la Dame Blanche,
Son pas léger sur les pervenches.

Elle lève sa tête ensanglantée
Et embrasse ses plaies carminées
Puis elle porte sur son dos
Et l’amène jusqu’au bord de l’eau

Elle l’enterre près du lac sacré,
Où elle fût elle-même tuée.
Que Dieu à chaque gentilhomme donne,
Tel chiens, tel aigle et telle Madonne.

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